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Sous le ciel d’Italie, un joyau s’éternise
Sur les eaux quelques îles, c’est là, que dort Venise.
Le long du grand canal mes yeux sont fascinés
Par ces palais assis, sur pieux enracinés
Par les ruelles étroites ma raison s’évapore
Dans les ocres vieillis, les sculptures en dentelles
Là bas, de San-Giorgio, auprès du sémaphore
Les pieds dans la lagune, Venise est toujours belle
Venise m'ensorcelle
quand elle déploie ses ailes sous mes yeux
avec ses ritournelles
je m'envole avec elle dans les cieux
La Salute s'impose fière et majestueuse.
Élégant et dressé vers les nuages blancs
Le campanile veille sur Venise joyeuse
Quand dansent sur les flots, ses reflets scintillants
Le fouillis des bateaux, les touristes en gondoles
Semblent mimer sur l’onde, le vol des goélands
Les gondoliers debout s’appuient sur leurs forcole
Et leurs lentes godilles les bercent mollement
Venise m'ensorcelle
quand elle déploie ses ailes sous mes yeux
avec ses ritournelles
je m'envole avec elle dans les cieux
La sérénissime c’est aussi le Florian
Son cappuccino, ses violons romantiques
Sur les pas de Byron et de Chateaubriand
Je remonte le temps par ce portail magique
Et quand je pars toujours, le cœur un peu brisé
Que s’éloigne de moi Venise dans la brume,
Je sais que par amour, je reviendrais puiser
Quelques gouttes d’émoi, pour y tremper ma plume
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