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Infinie est d'un ciel la voûte qu’il dessine,
Offrant le bleu des jours qu’un soleil illumine
Et le sombre des nuits quand la lune chemine
Aux horizons lointains d'un ailleurs qui fascine.
Infini est le cœur de l'être qui se tait,
Las, se plaisant si peu, se montrant si défait,
Balbutiant au tempo de ses petits secrets,
Il se tient là, discret, aux rêves en retrait.
Infini, l'éphémère dont on saurait qu'il dure,
Aiguisant le destin de ce que l'on endure,
Douleur cautérisant les plaies de nos fêlures,
Il nous est d'avenir, idéel de futur.
Infini, je voulais que ton amour le soit,
Mais de nos pleurs grainant en larmes qui le noient
Dans l'errance de l'âme à qui le vide échoit,
Il s’achève et se meurt en un glacial effroi.
Infinie serait-elle, l'heure que l'on entame,
Aux journées qui se parent des envies qu'on déclame
En harmonie volée aux notes d’une gamme
Qui d’une éternité apporte le sésame?
Infini sera-t-il, le dernier des instants,
Enterré par les morts qui le vivent pourtant,
Sachant, seuls, d'un après, le possible néant
Ou l'improbable loi du dernier jugement?
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