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Mes poèmes - Livre d'or - Moi |
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le jeudi 08 décembre 2011, à 00:20. Posté
par plumedoie
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ce matin le fou de l’île m’a imploré
les larmes du Saint Laurent l’avaient vidé
mon île se meurt dans un quart d’heure
une gangrène inexorable la mine
les îles ont les pieds fragiles c’est connu
et l’onde les inonde à la seconde
c’est l’agression en toute saison
le sable file à l’anglaise et la glaise en mortaise
le transatlantique la baise jusqu’à la falaise
la crue des eaux monte sur son dos
les grandes marées la couvrent d’une cape d’eau
plus de répit hivernal pour la sale besogne
les glaces rognent leur temps de travail
les berges mises à nu n’en peuvent plus
le réchauffement planétaire rend précaire
le moindre estuaire la moindre lichette de terre
mon île rongée la maladie file vers d’autres îles
les villas les villes et bientôt le pays qui défile
sur les mortes eaux aux desseins boueux
la gangrène est partout à la petite semaine
elle allonge le pas à chaque neuvaine
mon île devient peau de chagrin triste destin
les arbres centenaires tombent dans la tombe
c’est l’hécatombe et bientôt l’outre tombe
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commentaire ( 1 ) (Ajouter un
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Vesta le vendredi 09 décembre 2011, à 00:19 Un titre bien trouvé, pour ce poème triste à pleurer, mais le constat est juste et bien décrit. Il faut avoir le courage de l'écrire. Amitiés |
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