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Quand tombent les flocons l’hiver est un tombeau
Où les graines semées sont les morts qu’on enterre
Qu’un souple linge blanc recouvre comme un suaire
Et qu’un printemps nouveau déchire en lambeaux
La neige rend visible le moindre fil ténu
Et comme un vêtement habille les arbres nus
Elle pose un chapeau mou sur tout ce qui se dresse
Donne aux murs et aux toits des courbes féminines
Sur tout ce qui est droit elle dessine des fesses
elle donne de l’allant à tout ce qui s’affaisse
Et soigne de la grisaille comme font les vitamines
Elle agit sur les nerfs comme les amphétamines
Parfois elle se roule et grossit comme la houle
Car elle est malléable et se laisse mettre en boule
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