le lundi 12 décembre 2011, à 01:06. Posté
par René
La Terre se dépoétise.
A la fusée où vont les choses,
ce monde, sourd dans son tumulte,
conditionné, mécanisé,
au coeur fait d'un ordinateur,
asphyxié par la puanteur
et submergé par ses déchets,
VA MOURIR
de ne pouvoir vivre.
Et le dernier poème sera,
ultime souffle de l'Esprit,
un chant d'adieu en vers ou prose,
un appel,
un regret,
un pleur,
Qu'on nommera DE PROFUNDIS.
Poème chanté ou à dire sur fond musical.
Rennes1966.