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Sacrée rue Sainte Catherine
Entre tes murs et tes vitrines
Tous tes commerces me chagrinent
Tu ne ressemble plus,
À cette rue, que j’ai connue.
Ou sont les magasins - passés?
Par des kebabs ! sont remplacés
Ou est le chic des demoiselles
Qui butinaient, dans les dentelles
Désormais des guenilles
Et des fripes en vrac
Sapent les filles,
Comme des sacs.
Quand il m’arrive, de parcourir
Les paves nus et minéraux
Remonte en moi les souvenirs
D’une rue qui sentait le beau.
Mais le temps qui passe
A laissé place
A un océan de gens bizarres
Largués des amarres
Avinés ou instables
Ou couchés sous les tables
En corps dépenaillés
Flanqués au sol, oubliés
Cette foule en haillons
Se meut en bataillon
Elle n’a plus de maintien
Plus rien ne m’y retient
Alors je me déroute
Emportant tous mes doutes
Et prenant tes ruelles
Pour me dètourner d’ elle
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