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Il est vraiment étrange ce dur moment de la vie
où l’on se croit séparés absolument de tout ;
n’étaient-ce, au fond de mon cœur, ces quelques appels doux,
Je me sentirais, à l’harmonie d’être, complètement ravi !...
Il est bien triste ce vent qui siffle au fond des bois,
longtemps après, je crois toujours l’entendre au fond de moi ;
comme elle serait triste la séparation pour un cœur en émoi
s’il n’y avait le souvenir de ces voix chères auxquelles toujours je bois !...
J’ai entrepris un long voyage qui m’a laissé sans amis,
et pourtant, l’été, quand le soir je m’accoude à la fenêtre,
Je les vois souvent, dans le ciel étoilé, subitement renaître
car amis, j’ai le mal de vous partout ou je suis, partout où je vis…
Allons donc ! de qui,de quoi suis-je- vraiment séparé ?
A chaque instant, tes yeux illuminent un son, une voix
et puis, quand ta douce main passe sur la mienne égarée,
tu redeviens ce vent qui siffle au fond des bois…
Slim le poète.
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