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ÉPITAPHE
Quand surviendra le temps du jugement dernier,
Que j'aurai signé mon plus brillant paragraphe,
A nul autre que moi je ne voudrais confier
Le soin de rédiger enfin mon épitaphe.
Pas de marbre glacé ni de larmes à sécher,
Des bonheurs oubliés que je voulais offrir,
Des chansons que j'aimais, des lettres cachetées
Que jamais je n'ai pu ou n'ai osé ouvrir.
Quand un souffle de cendre emporté par le vent
Glissera dans tes doigts, je saurai la caresse
Qui garde pour toujours la chaleur des amants
Et laisse son empreinte en ultime promesse.
Au creux de nulle part j'attendrai ton retour,
A la fin du voyage tu entendras ma voix,
Te rappeler encore qu'au delà de l'amour,
Nous resterons unis dans ce je ne sais quoi.
Puisqu'il faudra passer de la vie au trépas,
Buvons encore la vie, buvons jusqu'à plus soif,
Afin qu'aucun regret ne m'enlève tes bras,
Et qu'un dernier je t'aime soit mon épitaphe.
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