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SAINT-MARCEL a revêtu sa cape nuitamment brouillassée.
Les ombres fantasmagoriques agitent les futaies généreuses.
La chapelle abandonnée aux fenêtres béantes
abrite une faune rampante, ailée.
Le parc et ses allées pierreuses sont envahis d’herbes folles anarchiques.
S’y côtoient des hôtes au pedigree pas toujours sympathique.
Des ondes vibratoires déclanchent une angoisse latente.
Des sonorités perçues ou imaginaires agrippent les consciences.
Dans la poitrine des rares visiteurs le cœur se tord magnétisé.
Des sentiments confus charrient en abondance.
La forêt aux arbres séculaires fait corps à l’ambiance évoquée.
En contrebas un ruisseau à l’eau grouillée.
Sur son socle, en bonne place, le maître des lieux, Saint-Marcel
au bras décapité.
embrase d’un regard circulaire ses lieux charismatiques..
Aujourd’hui, le buste de Saint-Marcel a disparu, envolé.
Les lieux ont repris vie depuis quelques années.
Des fêtes ponctuelles concrétisent sa renaissance.
Une rumeur récurrente, les nuits de pleine lune des âmes sont en errance.
MC (droits d’auteur réservés)
20.12.2011
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