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Rien, dans le calme solennel de ce premier matin d'été,
ne pouvait me laisser supposer que désormais la vie serait morose
et que cette silhouette gracile où les regards maintes fois se posent
serait alors noyeé dans ce décor qui m'inspira tant de piété.
Les nuits furent longues, je m'en souviens,où nos coeurs et nos âmes
célébraient à l'unisson nos retrouvailles et jamais ,durant ces libations,
pendant que nos voix montaient au ciel,mues par la même passion,
une ombre ne vint ternir ce visage qui me récita tant d'épithalames!...
Ta voix chère m'était bien douce dans l'ombre jaunâtre de la chambre
et jamais,dans cette aurore blafarde qui rappelle les premiers frissons,
je ne réussis aussi bien à recouvrir un corps qui fleurait bon ma saison
et surtout à achever la dure besogne d'une longue nuit teintée d'ambre.
Trés vite, cependant,venait le jour avec ses joies et ses peines
et pendant que doucement tu prenais congé de moi,aidée de ton père,
trainant péniblement le pas tel un jeune soldat au retour de la guerre,
un grand soleil d'été envahit soudain la chambre de malades pleine.
Slim le poète
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