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Et que les giboulées m’emportent
Sur la glisse des feuilles mortes
Je vais chez moi les retrouver
Entre voitures catastrophes
Me réchauffer dans une étoffe
Les entendre les savourer
Dans la lueur du crépuscule
J’avise un chat qui déambule
Tenant d’une main la moto
L’autre devine la serrure
Pousse la porte à l’embrasure
Rentre l’engin sur les carreaux
De notre fenêtre entrouverte
Crois entendre « la souris verte »
Jette un œil au fond du jardin
Quand mon nez hume une fumée
Du repas par la cheminée
Sous la lumière du chemin
La journée enfin terminée
Auprès d’elles pour la soirée
Les respire du fond du cœur
De doux regards de bienveillance
Chaque jour en reconnaissance
Comme on le ferait pour des fleurs
En cet instant de délivrance
Mon songe est teint de leurs présences
Prêtes à ouvrir vers le pas
Hâlées joufflues en ballerines
D’une gentillesse angevine
Chantant et me tendant les bras
Puis j’entends les gonds qui rigolent
Clamer l’instant fait de symboles
La joie éclate sur le seuil
Jusque dans les yeux de court’pattes
Tenant des crocs mes deux savates
Pour m’emmener à mon fauteuil
La journée enfin terminée
Auprès d’elles pour la soirée
Les respire du fond du cœur
De doux regards de bienveillance
Chaque jour en reconnaissance
Comme on le ferait pour des fleurs
Mes petites et douces filles
Qu’aiment jouer aux jeux de quilles
Me couvriront de gros baisers
Rangeant ensemble la vaisselle
Au plus pressé pour qu’auprès d’elles
Je puisse enfin les taquiner
Tous les enfants de notre terre
Qu’on fait ensemble père et mère
Devraient grandir tout en douceur
Dans l’âtre en feu d’une prière
S’élevant des toits des chaumières
Pour qu’au grand jour ils n’aient plus peur
Les journées enfin terminées
Toujours près d’eux pour les soirées
Les respirant du fond du cœur
De doux regards de bienveillance
Chaque jour en reconnaissance
Comme on le ferait pour des fleurs
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