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J'ai parfois des rêves qui défient les plus grands paris,
je me vois poète de tous les temps comme en a rêvé le tout Paris,
comprenant chaque langage,m'adaptant à chaque visage,
tel un caméléon qui épouse la teinte des vils paysages.
Qu'il me serait pénible,si je me reférais aux rêves de mes nuits ,
d'abolir mes ambitions, d'incommoder mes amis, d'aimer ce qui me nuit,
et de partir au loin avec ce sentiment d'avoir sans doute compris le monde...
Oh!Non!Tout celà n'est que cauchemar caressant les âmes imondes!
Vois-tu,tout me semble rebelle à la candeur de l'âme qui s'élève,
tu as souvent le sourire aux lèvres et même un peu de cette sève
qui perle aux coins de tes yeux désormais fermés au grand amour
et j'aime à te regarder alors longuement, durant des jours et des jours...
Je tente vainement d'épouser ton regard candide,ta voix sereine,
et cependant,combien même ayant été toute une nuit tout à fait mienne,
je te perds,le jour venu, et te retrouve toujours,à mon corps, étrangère,
me remets de nouveau à t'aimer,songeant qu'en amour sans doute on éxagère...
J'ai parfois des rêves qui défient les plus bas paris
je me vois poète de naguère,triste de me savoir imcompris,
étranger à chaque langage, aveuglé par chaque visage
telle une bête traquée,voyageur solitaire et sans bagages...
Il me serait doux,je te l'avoue, de t'enseigner ma muse,
je te dirais les visions du soir en mon âme qui s'use
pour peu que tu m'écoutes et aimes à me voir te narrer
des histoires d'antan me condamnant de t'avoir tout révélé
Ton visage connait à peine ce sourire qui nait quand tout meurt
je ne voudrais te voir pleurer alors que l'heure est au bonheur
et que pour une fois,sentant sur mon âme la caresse de ta tendresse,
j'aimerais tant que nos deux coeurs vibrent d'une même ivresse!...
j'ai souvent des rêves tellement bas que j'en rêve toujours,
je me vois grelottant et pour cause! Décembre est aux amours!
Comme le quai est triste de ton départ, ta fuite désespérée!
Ta valise légère ressemble à un bateau blanc qui jamais ne reviendrait!
Ah!Mes amours passées!Comme désormais je vous pleurerais,
robe verte,senteur légère, mon doux papillon d'un été habillé de regrets...
Slim le poète.
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