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Si j’avais su le mal qu’on fait à ceux qu’on aime
A trop vouloir serrer d’horizon dans ses bras,
A vouloir aller loin lorsque tout nous ramène
Vers la même maison et dans les mêmes pas.
Vois-tu, à l’est, là-bas, ciel et mer se ressemblent.
Au nord, la pluie s’épanche en gouttes de diamant.
Au sud, le vent disperse un voile qui s’assemble
Et à l’ouest, où je suis, tout passe lentement.
Le soleil brûlera les réserves de l’aube,
Les oiseaux salueront l’obscurité qui fuit
Et le jour tirera sur les pans de sa robe
Qui viendra recouvrir la cape de la nuit.
Comment trouver la paix lorsque tout nous dérange ?
Lorsque la seule voie est celle que l’on fuit ?
Et qui rejoint là-bas des compagnes étranges ?
Comment trouver la paix quand la guerre nous suit ?
Si j’avais su le mal qu’on fait à ceux qu’on aime
A rechercher au loin ce qui n’existe pas.
Rien ne change vraiment, chaque jour est le même
Je marche sans repos et je n’avance pas.
Aquaura
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=aquaura
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