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Je sens le souffle de ton cœur double
Effleurer l’ivoire sombre de mon âme,
Percer l’écorce de mon cœur trouble
D’une dague épaisse à manche de blâme.
Je vis les raies souillées de ta pureté
D’élans sublimes, d’infâme ivresse, exquise
Sur les vertiges du ciel, de sa dureté,
De tonnerre blafard tes caresses exquises.
Le souffle de ton corps, sa pluie si douce
Contre ma peau de candide dénudé
Poivre mes sens de complaintes andalouses.
Crissent mes mots sur ta voix éludée,
Parsemée des novas bleutées du temps,
Messager flatteur des fièvres d’antan.
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