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J'aimerais, un jour de grand soleil, sortant à ma fenêtre,
recevoir sur mon bras nu le duvet blanc et doux,
parfumé de rêves, d'un oiseau endormi au plus profond de mon être,
car sitôt que l'âme sommeille, le cœur n'est plus en courroux...
Comme j'aimerais aussi, un soir, sur un coin de terre serein,
faire pousser un grand jardin aux grandes plantes gigantesques,
le faire mouvoir à mon gré, fidèle, telle une barque à son marin,
pareil à un train en partance pour un pays aux lueurs livresques.
Je voudrais, au crépuscule d'un jour d'été nostalgique,
m'en aller sur les grands chemins désertés, même des romantiques
et trouver, pour apaiser les tourments de cette vie en mille sens,
l'ombre fraîche d'un vieil arbre au feuillage défiant les grandes absences.
je désirerais, à l'aube d'un jour de grand espoir fou,
me réveiller, l'âme tranquille, le regard serein, le cœur apaisé,
embrasser le soleil naissant sur un avenir radieux et doux comme un baiser,
embelli d'une auréole de roses éternelles suspendues à son cou...
Cependant, je rêve et de mes chimères qu'en sortira-t-il un jour?
J'évoque des crépuscules, une aube naissante, la haine et le grand amour,
et dans ce tumultueux état d'âme, mon cœur tantôt s'ulcère, tantôt s'épanouit,
comme sur une journée enivrante et lumineuse se greffe l'éternelle nuit!...
Slim le poète.
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