|
La Sonate à Elise
égrène doucement
ses notes au piano.
Le jour qui s'éternise
au crépuscule pleure,
immense lamento.
La nuit vient lentement
regrettant d'être à l'heure.
En moi, comme un écho
dans l'ombre qui s'étend,
passe un rêve d'enfant
qui s'abîme en sanglots.
Pourquoi pleurer mon coeur?
Dans le ciel indigo,
tout empli de ferveur,
l'horizon seul s'irise.
Il règne maintenant
un silence d'église.
Dans le soir qui descend
ainsi qu'une aile grise,
le Bonheur sans un mot
a quitté ma demeure.
Dans le jour qui se meurt
un amour agonise.
|