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Le temps nous a t'on dit, vaudrait son pesant d'or
dès lors, aux quatre veines, d'aucuns se sont saignés
Et afin d'amasser, tout cet argent qui dort,
Ont sacrifier leur vie, à vouloir trop gagner.
Ecoutez braves gens, la monnaie trébuchante,
Au fond de l'escarcelle, cliquetis tirelire,
On la dit sans odeur, mais elle est alléchante
Et peux vous entrainer aux confins du délire.
Du livre de la vie, le temps tourne les pages,
Et vous auriez grand tort de ne pas écouter
Sur les ailes du vent, la parole du sage,
Prenez le temps de vivre, car il vous est compté.
Et puis !... Quand parvenu sur le dernier chemin,
Que seront vos billets, sinon que feuilles mortes
Emportées par le vent et le souffle divin,
On se doit d'être nu, devant la grande porte.
Avec pour seul trésor, des perles de rosée,
Le sourire d'un enfant, le doux parfum des fleurs
Sur le dos de la main, un papillon posé
Et des quatre saisons, les plus belles couleurs.
Riche de souvenirs, glanés au fil des jours,
Vous franchirez le seuil et pour vous raconter
Ce que fut votre vie, ce que furent vos amours,
Vous aurez, devant vous, toute l'éternité.
Jean Rossin
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