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Aux pattes de velours, le chat de la voisine…
A la surprise d’une carpette opaline,
Approche du petit bassin tout en douceur…
Au beau milieu d’un jardin, parsemé de fleurs…
Où, ne s’est-on jamais sommeille une conquête !
Mais… semble renifler une odeur qui l’entête…
Puis restera là, sans bouger, le cœur flambant…
Les yeux fixés sur la belle koï… qui pourtant,
Met sa vitesse à l’épreuve ! Et il ronronne…
D’une satisfaction… empressée, qui étonne
La belle cyprinidée au corps élancé…
Puis surfant entre deux eaux, le poisson bébé,
Encor au côté des siens, fait l’impertinente.
Poilu, le beau cattus fait tenue élégante.
Comme une danseuse sur la pointe de sa
Caudale, oh oh… comme une danseuse avec sa
Tête bien droite, le koï hors de l’eau, appelle
Le matou, qui, d’un doux regard confus, s’emmêle
Les moustaches ! « Hello ! Fillette ! » répondit
Le greffier ému. Puis d’un miaule concis
Gesticule, tape son p’tit nez d’une patte,
Où mouche se pose et s’envole maladroite
Dans la bouche grande ouverte du poissonneau.
Ce dernier remercie d’un grand clin d’œil le beau
Miaou tout gris qui vit là une amourette ;
Qui va sans dire être une folie ; douce fête
En son cœur ! Le mistigri hésite à plonger,
Retrouver bien aimé, lui faire des baisés !
Mais l’eau lui déplait et refuse la baignade ;
N’accepte le bonheur pour qui bat la chamade…
Mais… n’en pouvant plus de cette situation,
Au prochain saut du poisson, seule solution :
L’attraper ! Entre ses grosses griffes guerrières !
La chérir…pour la vie…puis….la mettre en chaumière !
Mais… dans l’étreinte et sans eau… le temps s’écoula … ;
L’opaline enlacée ne se réveillera…
Notre cher Félix en douleur… de son caprice,
Comprend … qu’il n’existe d’amour, sans sacrifice… ;
Possession ou répulsion rendant malheureux ;
Qu’on ne peut aimer… que dans un juste milieu …,
Aidé de l’esprit… quand les excès nous inondent,
Pour nous inciter à vivre … l’Ame du monde…
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