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Noires en ébène blanches en ivoire
Sur le clavier vivant miroir
Qui réfléchit nos peines et nos espoirs
Comme sur une patinoire
Rapidement jouant des croches
Nos mains s’éloignent et se rapprochent
Puis se séparent et puis s’enlacent
Ainsi qu’un couple sur la glace
Ainsi qu’un couple de danseurs
Danse en état d’apesanteur
A petits pas à petites touches
Nos doigts se posent sur les touches
D’un pas sur l’autre et en dansant
Sur des accords joués en arpège
Les notes se suivent en bondissant
Puis partent se fondre comme fond la neige
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