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** Mon Dieu vous n'auriez, pas, dû **

le jeudi 19 janvier 2012, à 17:47. Posté par André



Mon DIEU vous n'auriez, pas, dû

Une douleur intense ancrée dans mes pensées,
Tinte dans ma tête depuis tellement d'années,
Que pour m'en souvenir, il suffit d'un prénom
Qui vient sur mes lèvres et éveil ma passion.

Souvent dans ma tête je l’ai tant chuchoté,
Pour qu'au fil des années il s'y soit incrusté,
Tenace et lancinant, entretenant ma peine,
Il parcourt mes pensées me tenant en haleine.

Pourtant je me souviens en ce mois du printemps,
J'attendais impatient la venue d'un enfant.
Il était le premier, elle devint la première,
Son prénom est Chantal et j'en étais très fier.

Ce petit bout de chou étendu sur sa couche,
Si fragile et si beau, qu’en mon cœur il fait mouche.
De penser que l'on peut engendrer sans savoir,
Un être aussi complexe et enfin le pouvoir.

De vivre à nos côtés dans notre quotidien,
Issue de notre chair quel formidable lien,
De la voir si tranquille en ce petit berceau,
Que c'est un grand bonheur d'accepter ce fardeau.

Pardon pour ce fardeau si léger à mes bras,
Qui tendrement s'endort remplissant son contrat,
Dédiant ses songes d'enfant au divin Morphée,
Oubliant pour l'instant sa prochaine tétée.

Son très beau visage posé sur ma poitrine,
Innocence sans fard qui vraiment me fascine,
A laquelle on ne peut reprocher qui que ce soit,
Elle a pour nom candeur et jamais ne déçoit.

Le baptême passé je pensais qu'elle était,
La protégée de Dieu avec tous ses bienfaits,
Rendant impossible qu’il puisse avoir des doutes,
Et craindre qu'il soit mis des dangers sur sa route.

J'étais jeune et très fort, peut-être un peu naïf
De penser que moi seul et sans être excessif,
Pouvais la protéger, d'un rempart absolu,
Des méfaits de la vie j'en étais convaincu.

Le temps en s'écoulant me la faisait grandir,
Et à aucun moment je ne pensais au pire.
Noël se profilait étalant ses guirlandes,
J'ignorais que ce jour deviendrait sa légende.

J'ai maudit ce moment qui m'a fait tant de peine,
Et a mis dans mon cœur la graine de la haine,
Avec ce long recul je ne puis pardonner
Que vous ayez, Seigneur, osé me l'enlever.

(N°12) André le 10 octobre 1992

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
mamine le jeudi 19 janvier 2012, à 18:36
beau poeme j'adore
merci pour ce partage
Rosa

mameralice le samedi 21 janvier 2012, à 12:31
----
Infini remerciement d'avoir apprécier...
Amicalement.
André

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