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( Depuis quelques années, ma mère Olivette avait élaborée son autobiographie avec l’aide d’une amie.
Par amusement j’ai tenté un commencement de versification en m’inspirant de leurs écrits. Dont voici quelques lignes.
A presque quatre vingt quatre ans, elle quitta ce monde le lundi 14 novembre 2011 à 4h 05 du matin.
Grande aurait été sa surprise, de lire ces quelques vers de sa vie, sur internet !
Merci pour Elle… )
- Bien évidemment, c'est ma mère Olivette... qui écrit par ma plume -
Petit village en Indre : Bouges le château,
Au cœur de mon Berry, s’abreuve d’un ruisseau,
Qui vît le jour de ma naissance ;
Où champs de luzerne, de vignes, de blés,
S’épanouissaient nonchalamment chaque été,
Dans le calme de la France.
Puis les années passèrent, et, moi, jeune enfant,
Qui ne devait avoir pas plus de sept ans,
Pris conscience de choses :
Je voyais des évènements non naturels,
Qui ultérieurement, s’avéraient bien réel,
Et dont j’en n’étais la cause.
Aussi, à mon entourage, je me heurtais :
De son incrédulité, voir, me jalousait,
De ces flashs sous paupières,
Surgissant à l’improviste sans distinction
De réel : rêvais-je ou était-ce des visions,
Squattant l’esprit ? Oh mystère !
Une enfant comme les autres, ne me sentais…
Quand douce sensibilité exacerbait
Sur mes joues de grosses larmes.
Qui coulaient plus qu’il ne fallait, de mes grands yeux… ;
Dans le silence de mon cœur, priant les Cieux,
Sans que le mal ne me désarme.
Un jour, assise sur un banc,
Situé dans la cour de la ferme,
Je jacassais, comme souvent,
De ces mots que la tête enferme,
Tout à côté de mon Pépé,
Le dos au mur chaud, appuyé
A la maison. L’air était calme
Et les animaux silencieux,
Après la touffeur du milieu,
D’une journée éprouvant l’âme.
- Oh… poulot va bientôt mourir…- :
Le cheval gris de mon grand-père,
Dis-je très fort sans réfléchir,
Qui répondit d’un ton sévère :
Mais, que me racontes-tu là,
Encore une invention que t’as ! ;
En m’allongeant une taloche
Sur mes joues fragiles encor,
Où quelques pleures, -toutes d’or -,
Jailliront de cette anicroche.
Et bien d’autres flashes me laissaient entrevoir,
Des périodes d’ouverture,
Où des issus favorables, donnant espoir,
Aux personnes en déchirure.
Dans un entourage plus ou moins éloigné :
Familial ou de connaissance,
Et qui pourraient de leur plein grés, me consulter ;
Bien au de-là des croyances.
Comme une fenêtre, étaient ces évènements :
Ouverture sur la lumière.
Et pour la première fois j’eus le sentiment
D’une joie particulière :
Redonner le bonheur de vivre à mon prochain,
En allégeant ses souffrances,
Ses angoisses, ses difficultés, son destin ;
Lui redonner l’existence !
Je me rappelle avoir ainsi réconforté
Ma chère tante Thérèse,
Venant souvent nous voir, en plus des étés,
Parce qu’elle était à l’aise,
Chez mes parents ! accompagnée de son mari
Et de leur fille Christiane
Qui habitaient Dijon, après avoir chéris
Les traversées paysannes.
Cette femme possédait un naturel gai,
Farceur, comme une éternelle
Enfant ; humant la vie aux différents aspects :
Libre au vol d’hirondelle.
Elle fut pour moi une compagne de jeu,
Malgré l’écart de nos âges.
Et nous partagions le même pêché…heureux…
Dans nos flâneries sauvages !
Où nous opérions des descentes au verger
Pour nous gaver de cerises,
A l’époque de la cueillette et négliger,
L’effet d’une gourmandise…
Nous nous régalions sans vergogne, de ces fruits
Très juteux et des plus rouges,
Au grand dam des p’tits oiseaux dans leur paradis ;
Ne leur laissant que… pétouge !
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