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Prêche Misère (Axel DORLHYGNAC)

le vendredi 03 février 2012, à 16:02. Posté par COLLECTIF (auteur : Axel DORLHYGNAC)






    PRECHE MISERE

    Nous voici en plein dedans depuis que poussent nos dents, la pénurie des énergies fossiles…
    Les Marquises dorment au chaud, mais la prêche misère établit la fièvre événementielle ici…
    Les souillures du futur parce que tout dure, pavillon nord, pavillon sud, aucun remord Dieu…
    Tant que l’impur drainera de larges échancrures, tous les habitants érotiques se déverseront…
    La fellation du pouvoir se fera éjaculatoire et les prémisses factorielles de la belle Rachel…
    Le monde pétrole qui nous assomme, la pomme, le joug, on tend l’autre joue et l’on rejoue…
    On fait la moue, des activistes, des misogynes, une multitude, une forfaiture et un sens aigu…

    Nous voici en plein vent depuis que transitent les armes, le libre-échange, les prélèvements…
    L’économie est une dysenterie de chèvre où la bourse rumine son hémoglobine abusive…
    Petits porteurs, rapporteurs et colporteurs ont avalé la dragée de l’araignée trop effilochée…
    Et ce tournoi gorge de victimes, la maigre échappatoire, adieu Princesse, adieu Mozart…
    Vos tuniques ne fidéliseront que les parvenus incongrus qui seront numérotés par piété…
    La chevalière à l’or sans fin et de bon teint, le marquis paiera son escorte à la cravache…
    Prêche misère, dans l’éphémère, le poids du fer et cette marche incendiaire vers l’amnésie…

    Nous voici en pleine hystérie, badigeonnant le messie, peintures feux et peintures fraîches…
    L’orang-outang saccage sa cage, pas de partage, le régime sable, nous sabre et nous délabre…
    On déguerpit on médit on atterrit il nous manque plus que de la pluie pour courir nous abriter
    La belle chanson se veut trahison, prêche misère, parce que dans une vie tout se négocie ici…
    Les gaz, les troubles, la psyché d’autrui, celui qui ne fait rien pour être mieux et le maudire…
    Les cinglés, le passé exaspéré, le virage est serré, puis à l’opposé les divisions ennuyeuses…
    Carnaval ne se réfute que si les justes accusent de spectacle cette algarade jérémiade lasse

    Ma belle Jane, donne moi ton sein, ton breuvage, ce sevrage de l’éternel et les hirondelles…
    L’immaculée conception en été, prêche misère, dans son ensemble, cette crevasse du temps…
    Un jour je reviendrai à l’endroit où je suis né, les gens auront vieilli, je le sais d’ailleurs…
    Une nuit pour tout détruire ou se retenir, la solidarité ou le prunier et bannir toute monnaie…
    Se féliciter de ta facilité à découvrir mon impatience ma virilité, un air austral d’ambigüités…
    Les entailles sont si profondes et les plaies si émerveillées pour ce calendrier si indisposé…
    L’anthropomorphe prépare son stock de séquelles et les répercussions de mon ostracisme…

    La règle d’or, prêche misère cache en une doléance mensongère sa trop cupide virtuosité…
    Sa barbaque les jours de Trafalgar cette mélancolie cercueils les vitamines de l’horreur hier…
    Dans quoi se meurent les abrutis cités, les obligations du troupeau, ce drapeau, ce manteau…
    Dans le parc les attractions sont malsaines et la jeunesse rempile pour l’année du reptile…
    Les retrouvailles avec l’écaille, les épouvantails de la luxure et ce mauvais relent d’attardés…
    Prêche misère, quand on a l’âge, quand on a l’art de savoir rompre la pierre philosophale…
    La matrice de Mistinguett, ma pauvre Rachel, je suis gris et la bouteille maintenant verte…

    Prêche misère j’encaisse toutes ces injures telles des intrépides remontrances de l’enfance…
    Les conséquences d’une audience maléfique, d’une clique, d’une clinique, de légers déclics…
    Qui retentissent à chaque fois que s’embrase le monde, de voyeurs, de détonateurs tic-tac…
    On s’affaire vers une autre planète, une nébuleuse adaptée à tous les défavorisés de la vie…
    Les valises du bonheur, le trajet sucré-salé, le python se travestit pour un dauphin lettré ici…
    Prêche misère est salutaire et sédentaire, le barillet, le bras armé devant des beaux piliers…
    A genoux, j’aurai beau étudier la sphère, seule prêche misère me dira que faire par là-haut…
    La mécanique humanoïde manque d’atmosphère, détériore la Terre sans aucun compromis…
    Dieu et Hadès vous l’aurez compris, se disputent notre peau, la mienne s’il le faut…en faux…




    Axel DORLHYGNAC
    http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=axel






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