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La fugue de tes mots
Un jour tu écrivais sur un beau parchemin,
Aux couleurs d’espérance avec tes mots taquins.
Quand soudain quelques uns un peu plus effrontés
En tirant révérence ils se sont envolés...
Le ciel, de bleu repeint, entrouvrait ta fenêtre,
Incitant tous ces mots vers un décor champêtre,
Qu’ils avaient si souvent, par ta main évoquée,
Maintenant ils voulaient l'apprécier sans chiquer.
Folâtrant il se doit, à course que veux-tu,
Ce poser à tout va et à bride abattue.
Il parcours les sites où dorment les poèmes,
Quelquefois oubliés en complet anathème.
Ils le savent très bien, que sans nous les poètes,
Les mots sont trois fois rien et resteraient inertes.
Mais sans eux je l’avoue, nul ne peut s’en passer
Si certains font défaut, ils faut les détrousser.
Et fort de ce larcin mettons les dans des rimes,
Riches si possible, pour ne pas qu'ils dépriment.
Habillés un par un au bout de notre plume,
En tenue d'apparat comme il est de coutume.
Mais les tiens sont venus, pour me faire la bise,
Ils sont aussi charmants que corrects dans leur mise
Et c'est tout simplement qu'ils se sont associés,
Pour faire ce quatrain et pour te remercier...
Voici ma chère amie ce tout petit poème
Qui j'espère sera comme ceux que tu aimes.
Il sort de mon clavier sans nulle prétention
Mais te rendre hommage est sa seule ambition.
(N°67) André le 15 Mai 2010
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