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Mon instite, qui êtes aux cieux...!
Madame me voici, au couchant de ma vie,
Où pleins de souvenirs encombrent mes pensées,
Mais un seul c'est certain, qui en plus me ravi,
Ce fut mon premier jour, d'école, à vos côtés.
M'en souvient-il ? que non... Mais je l'ai bien vécu,
Car ce nouveau décor pour longtemps sera mien.
Du haut de mes trois ans et sûrement ému,
Je découvrais soudain mon futur quotidien.
Vous avez eu, c'est sûr, un regard de tendresse,
Pour ce petit loupiot pas plus haut que trois pommes,
Qui venait dans ces lieux y puiser la richesse,
De son futur savoir pour devenir un homme.
Mais là je m'égare, je ne suis que marmot,
Écarté des câlins pour accès aux études.
Quelques larmes perlaient en tous petits sanglots,
Renforçant en ce jour ma très grande inquiétude.
Je suis sûr, Maîtresse, vous tentiez l'impossible,
Vous calmiez mon angoisse en traçant le chemin,
Qu'on suivit mes aînés et me rendre possible
Cet accès si lointain, qui mène au parchemin...
Si minime soit-il, je vous suis redevable,
Car j'ai pu accéder à ce petit laurier,
Qui dans ce temps jadis était plus qu'appréciable
Et il fallait «bosser» pour se l'approprier!
Tous mes remerciements d'y être parvenue!
A force de patience et de ténacité...
Je pense que ces mots seront les bienvenus,
Au delà des confins de votre éternité.
Tout simplement, MERCI...
N°79 André le 21 Mars 2011
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