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L’être en pleurs au centre de son désert, comme l’arbre mutilé par la foudre qui se force à refleurir à travers ses déchirures
Incurables.
Mes larmes,
Sa sève qui le quitte.
Si mon sang était plus noir que la peur,
Plus anéantissant que le manque,
Je pourrais voir les espaces immenses
De mon cachot enténébré,
Je pourrais respirer la lumière
Par delà le plafond encastré dans mon crâne.
Et puis la nuit éternelle,
Où tout commence à mourir,
Où l’espoir se lave des doutes
De sa vie,
Où plus rien n’a de sens que les échecs,
Est – il me semble – en moi à jamais.
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