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Rêves évaporés
Au plus profond de mes nuits sans fin,
Mes rêves s’enfuient aux soleils des matins.
Des visages perturbent mon esprit
A la recherche des noms disparus de ma vie.
Dans le bocal du monde de mes images,
Tout défile dans le désert de mon âge ;
Des rues disparues et des places dénudées
Au carrefour de mes rêves abandonnés.
A la source de ma terre où vit l’étoile,
Je recherche le caveau de mes songes banal,
Pour retrouver la lumière de mes aurores,
Sur l’auréole du bonheur aux couleurs d’or.
Dans les tempêtes de sable de mes sommeils
Où mes rêves s’enlisaient aux matins des réveils
Avec les souvenirs des maisons de mon destin
Pour percevoir le monde de mes rêves sans fin.
Mes raisons ont été vagues avec l’infini
A la recherche de l’irréel au fond du puits.
Je suis dans les songes où habite l’absurdité
Qui trouble mon profond sommeil et ses pensées !
J’entre dans mes nuits sans frapper à la porte,
Pour entendre les paroles du vent qui emporte
Les grands silences hors des jardins fleuris,
Où s’évaporent mes rêves dans le vide et sans bruit !
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