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Lison...
Elle s'appelait Lise et je rêvais Lison !
Sa très jolie frimousse attirait les garçons,
De ses beaux yeux moqueurs, envoûtant mon regard,
Je restais ébahi et mon cœur en chambard !
Ses jolis cheveux noirs encadraient son visage.
Une mèche frisée tombant sur son corsage,
Me laissait entrevoir la courbe de ses seins,
Qui fièrement arqués me narguaient à dessein.
Son profil élancé épousait à merveille,
Sa robe de satin dorée comme un soleil,
Qui laissait présager par manque de jupon,
Des dessous prometteurs plus qu'il n'est de raison.
A force de la voir mon cœur s'est avivé,
De bien doux sentiments largement éprouvés,
Et sans plus attendre j'ai délibérément,
Ourdi une ruse en un doux affrontement.
Mais Lison est sauvage et ne veux la brusquer.
Par des mots bien choisis, je tente d'évoquer,
Qu'ils sont mes seuls trésors, dans mon cœur pour écrin,
Le sésame est amour pour accès au butin...
Un sourire mutin fut sa seule réponse...
Heureux, car je craignais une verte semonce.
Quelques jours d'attente, long comme l'infini,
M'apportèrent enfin son accord défini.
Le jour venu, enfin, nous étions réunis.
Ce fut une ballade à donner le tournis,
Septembre recouvrait de sa palette d'or,
Les vignes des coteaux avec leurs boutons-d'or.
Ces instants merveilleux ne peuvent se conter !!!
D'être côte à côte pour seule volonté,
De vivre le présent sans souci d'avenir,
Aimer en déraison et pouvoir aboutir...
(N°65) André le 01 Mai 2010
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