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Sans ton souffle
l'effroi n'est pas
amorti,le froid,
puéril et mortel,
occasionnel,le froid
et moi que tu regardes
comme un objet du passé,
un minitel;avant
que j'éspère,tu ne
m'aimes déjà plus;
tu participes de cet univers
aléatoire;et je dois me
détourner,quand toutes
les directions mènent à toi,
prêchant le bleu à des
inconnus quand ta déclinaison
de l'arc-en-ciel est passée
par là;
prêchant l'amour ayant perdu ton
corps-ma passerelle
vers l'incertain.
Sans ton souffle,
les ogres,tous les ogres,sont floués,
d'une certaine démesure privés;
les ogres sont nos
incompréhensions,sont la latence humaine,
les matins,ces matins,où tu n'aimes
plus la confiture;
le décor et le fictif;
Au creux de ton âme mon
désir captif;notre
réceptacle,la chaleur qui persiste,
ces visions et la narcolepsie que j'auto-censure,le non-
réel qui préexiste;
la chaleur est flouée sans
ton souffle;
ton impérieux coup d'oeil,
toute entrée est
définitive;tout attrait est définitif;
ton souffle est définitif,
et que dire des mots qu'il introduit.
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