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Et un silence de trop...

le lundi 05 mars 2012, à 18:36. Posté par slim le poète



    A tous ceux que la vie d’ici bas n’a pu éclairer en dépit
    de notre grand soleil…
    A tous les poètes et lecteurs que je remercie de prendre de leur
    temps pour me lire, pour lire dans l’âme de tous ceux qui se turent...


    Et un silence de trop...


    Comment faut-il m’y prendre pour tout vous raconter sans m’émouvoir ?
    Ce soir, j’ai comme le sentiment qu’autour de moi tout l’univers s’enlise
    tant j’ai du mal à me résigner qu’il n’est plus parmi nous en ce grand soir…
    Si seulement vous saviez à quels terribles affronts son âme a du être soumise !…

    Il est donc passé le temps béni où il s’adonnait à un noble labeur,
    tout lui souriait et l’invitait davantage aux délices de la vie,
    tout semblait lui ouvrir les portes toutes secrètes du bonheur,
    il se voyait déjà sur les pas d’une vie sereine, pleinement réussie…

    Et puis soudain tout s’arrêta !...grand et terrible fut son désarroi !
    Son éviction, à lui, prit à ses yeux l’air mauvais d’un grand abandon…
    Il vit, à son regret, le grand arbre de sa vie se défeuiller brutalement,
    il se vit, rejeté de partout, soudain livré à la famine et aux grands froids !

    Comme le cri étouffé d’un homme perdu dans l’immensité de la mer,
    comme une vie bien éphémère qui n’a rien vu venir sinon sa mort,
    ou le vol fou de la guêpe ivre pourtant d’air et de tellement de lumière,
    tout s’arrêta donc, Seigneur !pour cette grande âme sacrifiée à tort…

    Sa vie, comme une grande porte grinçante, à jamais, se refermait,
    rien n’était pareil en lui, ni son regard ni sa vieille et douce bonhomie,
    il cachait dans son pardessus râpé quelques anciens recueils de poésie,
    des photos de famille, vestige d’une existence que très fort il aimait…

    Mon Dieu, se disait-il, qu’il fait sombre et gris dans ces tristes ruelles !
    et comme je me sens seul et livré à la vilenie et aux esprits rebelles !
    De guerre lasse, il s’allongea à même le pavé combien dure et glacé
    et, d’un long et épais carton, il crut pouvoir protéger son grand corps lassé…

    Il s’en allait donc, il prit parti, la vie d’ici bas est harassante,
    pensait-il, aux peines et aux déboires, je crois qu’elle s’apparente…
    Aussi choisissait-il de la quitter avant qu’elle ne le quittât déjà
    et pensait pouvoir y arriver bien qu’étant déjà extrêmement las…

    Ce soir encore, j’ai du mal à placer des mots sur cette terrible misère !
    Que lui valurent, Seigneur !aux toutes premières lueurs de cette aube blafarde,
    toute cette foule dense agglutinée autour de ce corps froid et au visage hagard
    et toutes les oraisons funèbres que l’on réserve à ceux qui choisirent de se taire ?…

    Les pensées brulent en mon cerveau, je n’ai pas plus de mots que de raison,
    L’encre de mon cœur s’est vite asséchée, je crains de ne plus être inspiré !…
    Honte à moi, mon Dieu, si cette aube blafarde ne m’a pas plus tôt éclairé
    Ou si j’ai osé, ne fût-ce qu’un instant, mêler ma voix au terrible chœur de la déraison !...

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commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mardi 06 mars 2012, à 11:34
Un magnifique écrit, j'aime beaucoup ce vers......
(Sa vie comme une porte grinçante, à jamais se refermait), une vie qui n'aura plus jamais de sens, des illusions qui s'envolent à jamais, une porte qui peut être s'ouvrira à nouveau laissant place au vide, au néant...
A l' instant précis, l'espoir semble nous avoir abandonné, alors, nous ne sommes plus rien, tel une feuille ballotté par le vent, nous voguons vers l'inconnu...
Se taire à jamais, sans jamais n'avoir pu s'exprimer pleinement, combien ont subi ce sort???
Comment pouvoir savoir ce qu'ils ont ressenti tout au fond de leur coeur....
(les pensées hurlent dans mon cerveau), hurlement inutile, car jamais il n'y aura de réponse...
(Mêler son coeur à la déraison)!!!!! Ce n'est peut être pas la solution, car avancer ainsi, c'est ne plus réagir, c'est se laisser enliser, c'est aussi baisser les bras devant le vide..........
L'inspiration ne nous quitte jamais, quelquefois, elle prend tout simplement son temps, elle s'endort, pour donner ensuite , un nouvel essor à son éveil...
J'ai adoré cette poésie, profonde et très émouvante...
Mes amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

larose le mardi 06 mars 2012, à 17:07
Bonjour Slim!!!
Q'est ce que je peux dire de plus que ma chère Domie, elle a tout semé les graines d'or sur ton jardin d'éden, elle a illuminé ta plume avant que j'ai l'occasion de le faire, comme toujours tes poèmes sont riches de joyaux!!!! Merci pour ce beau partage cher poète
Bonne journée à toi
Amitiés

lesprosesdeslim le mardi 06 mars 2012, à 19:07
Chère Domie,
je crois qu'il y'a maldonne en ce qui concerne la fin de mon poème.
Je réprouve (et la morale aussi) entièrement tout ce qui de prés ou de loin peut se mêler aux tristes et fallacieuses oraisons funèbres quand elles concernent une personne à qui on n'a jamais prêté attention...De surcroit, jamais au grand jamais, je n'aurais cette audace de prêter ma voix à l'horrible CHOEUR de la déraison. Merci beaucoup pour ton commentaire. Amicalement. Slim.

lesprosesdeslim le mardi 06 mars 2012, à 19:17
Chère Larose,
c'est gentil de m'avoir envoyé ce gentil commentaire. Cependant, je ne pense pas que tu ais été victime d'une erreur d'appréciation comme ce fut le cas pour Domie. Je ne m'en sens pas du tout offusqué mais j'aimerais autant que mes écrits puissent garder le sens originel que je leur prédestinais. Amicalement. Slim.

didou le mardi 06 mars 2012, à 19:23
---bonsoir slim l'oraison est funèbre mais j'espère que vous allez écrirre encore pour notre grand plaisir , un texte profond et dense intense à la réfléxion ....-
http://www.mespoemes.net/didou

domidom le mardi 06 mars 2012, à 20:50
Cher Slim, je te reviendrai te lire plus tard, à tête reposée, il est possible que je n'ai pas compris le sens réel de ton poème, ou simplement, que n'ai pas eu le ressenti escompté, si tel est le cas, je te fais mes excuses....
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

marcek le mercredi 07 mars 2012, à 10:03
Un témoignage terrible
qui nous met face à des situations devenues hélas de plus en plus dramatiques, la mort étant la seule issue pour celui qui les vit.

http://www.mespoemes.net/marcek

oliverjane1950 le mercredi 07 mars 2012, à 12:34
----A Slim le poète !
Mon cher Slim…Je vois que ta sensibilité est immense…
Mais comment pourrait-elle ne pas l’être venant d’un poète ?
Nous écrivons des rêves, nous rêvons de vécus, nous vivons des rêves !
Mais savons-nous qui nous sommes dans l’enfer de la matière ?
Nous rêvons d’Amour éternel… Et quand est-il ?
Pourtant …nous nous attachons à la moindre chose dès qu’un vent nous bouscule un peu trop fort !
Cela peut-être, une chose, un lieu, un moment, une personne pour le cas présent.
La séparation est d’autant plus pénible que la manière et la surprise sont inattendues.
Au mois de novembre dernier, ma mère s’en est allé vers les étoiles. A l’hôpital, dans la nuit, j’étais seul à son chevet jusqu’à son dernier soupir… Et seul en moi j’étais…
Et je comprends oh combien les dégâts en toi ressentis…
Comme on pourrait le penser, la vie d’un être humain, n’est pas un écoulement continu, régulier de ressentis !
C’est un Océan !
Et…comme en toutes choses grandioses, si les joies y sont féeriques, les peines y sont insupportables !!!
Pas un jour, l’idée de la mort ne me trotte dans la tête…
Qu’est-elle ?
On ne sait pas.
La mort elle-même n’est sans doute pas douloureuse… Mais les douleurs morales et physiques avant celle-ci ne sont à souhaiter à personne !!!
Alors alors, vas-tu t’en remettre !
Il le faut Slim le poète… ne pas s’en remettre serait comme un suicide.
La signature du suicide est « la défaite ».
Le plus grand respect à cette personne disparue, pour lui rendre hommage,…serait de vivre dans la dignité, la tête haute, avec une joie intérieure immense.
Et de cette manière Slim, tu seras bien plus près de son âme que si tu te laissais dépérir comme une vieille chaussette, où ! il te serais impossible d’aider cette âme disparue par l’unique amour universel.
Me comprends-tu Slim ???
Me comprends-tu … ?
Ta passion c’est la prose… Alors prose prose prose…
Et si tu veux t’infliger une torture ! pour avoir osé penser au laisser aller…alors écris lui un superbe sonnet classique en sa mémoire.
Ecris à cette âme, le bonheur…qu’elle a de connaître, avec une petite avance sur toi, le secret de la vie…
Que la muse reste avec toi Slim. A savoir… qu’elle ne visite ceux qui ont une folle envie de son inspiration…
Même en poésie la logique n’est pas illogique.
Mes amitiés Slim…
Mes amitiés.
Oliverjane

http://www.mespoemes.net/oliverjane1950

bluegirl le mercredi 07 mars 2012, à 13:57
la mort semble une issue pour celui qui erre ou qui souffre, enfin c'est ce qu'on espère, pour se donner bonne concience, alors qu'on ignore au fond si la mort délivre comme on le souhaiterait....
c'est presque une humiliation de ne recevoir un élan d'humanité qu'à l'ultime extrémité de la vie, quand on a bravé le pavé et l'indifférence de la foule.
et pourtant, c'est le cas pour tellement trop d'existences!

ton poème est une sorte d'hommage à une tranche d'humanité sur laquelle nos regards se détourne si souvenrt, si j'en ai saisis le sens.
et bien, je te remercie Slim pour cette belle intention et cette lecture qui m'a touchée.
a bientôt j'espère.
amitiés sincères.

lilorev le mercredi 07 mars 2012, à 22:32
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai lu ton magnifique mais si triste poème. D'abord parce que je suis contente de te savoir de retour ! Ensuite car ton écriture est toujours aussi belle même pour conter le désespoir.
Enfin pour ta généreuse dédicace, car comme je le dis souvent nous sommes en partie responsable de la misère des Hommes que nous côtoyons. Comment pourrait –il en être autrement alors qu’on se laisse égoïstement distraite par nos vies ?
Que Dieu nous pardonne car nous pleurons tous quand il est trop tard, pourtant combien d’entre nous s’arrête pour tendre une main ou juste voir la détresse de ceux qui nous entourent ? Alors une pensée, un poème c’est déjà un grand pas ! Merci pour eux.
Je te remercie également de prendre le temps de me lire et pour tes commentaires élogieux qui me vont droit au cœur !
Pleins de belles choses à toi. Amitiés. Lilo
.

Loïc le samedi 10 mars 2012, à 13:53
D'abord j'ai cru que le poème était axé sur le cas particulier de ces sans-abri qui ont autrefois connu la réussite et le confort (avant un licenciement, par exemple). Plus loin, j'ai cru que le poème explorait le sujet du désespoir qui pousse au suicide, et si oui ou non le suicide peut se justifier... Mais finalement, dans l'ellipse qui survient entre le choix et le résultat, il n'est pas certain qu'il s'agisse d'un suicide, ou de quelqu'un qui se laisse mourir (et j'ai connu une personne qui a fait ça).

Mais au bout du compte, la fin revient au voyeurisme. C'est un sujet qui a déjà été abordé une ou deux fois sur le site, mais c'est très rare, et pourtant c'est un thème aussi frappant que dérangeant. En lisant tes coms, j'ai compris que tu dénonçais les oraisons (voire les récupérations à fins politiques ?) mais je n'y peux rien, ce qui me marque le plus, c'est l'idée de la fascination de la foule agglutinée. Ce genre de moment est un événement qui enlève de l'humain à tout le monde : le sans-abri mort n'est, pas plus qu'avant, un homme au yeux de la foule, c'est devenu un concept ("regardez : c'est à ça qu'on ressemble quand on n'existe plus ??"). Et les passants fascinés, de leur côté, oublient toute décence en un moment où pourtant, ils détesteraient sans doute être eux-mêmes un spectacle de foire à l'heure de leur mort.

J'ai de la famille et des amis aux quatre coins de France, et je fréquente beaucoup les autoroutes. Quand il n'y a pas vraiment de trafic et que, pourtant, un accident occupant une seule voie sur trois provoque un bouchon de 10 km, on se rend toujours compte pourquoi en approchant à son tour du lieu du désastre : le bouchon n'est pas dû à la voie bloquée, il est dû au fait que presque TOUT LE MONDE passe au ralenti devant, pour avoir quelques secondes pour bien regarder. Comme je le disais plus haut, c'est à mon sens la seconde tragédie engendrée par la première. Le voyeurisme... Celui que les infos à sensation ou les émissions de télé crétines exploitent si bien.

J'ai posté un poème en 2010 ("Le Magicien"), sur le sujet du public hypnotisé par les média. Oui, le grand show, même quand il prend pour fondation les instincts les moins admirables de l'homme, a encore de beaux jours devant lui.

Amitiés Slim ! Le bonjour à Londres.

lesprosesdeslim le dimanche 11 mars 2012, à 19:25
Cher Didier,
je suis content que mon poème ait pu te plaire et le commentaire que tu en as fait m'a beaucoup touché. Merci encore pour ta gentillesse. Amicalement. Slim

lesprosesdeslim le dimanche 11 mars 2012, à 19:32
Cher marcek,
c'est une trés bonne remarque que vous nous faites là. Elle témoigne de votre degré d'altruisme et d'empathie face à de tels drames. Je vous remercie de m'avoir lu. Amicalement. Slim.

lesprosesdeslim le dimanche 11 mars 2012, à 19:54
Mon cher Oliver,
je ne peux m'empêcher de lire et de relire ton chaleureux commentaire car il m'a été d'un réconfort que jamais tu ne pourrais imaginer. C'était pareil à la présence sans faille d'un grand ami et j'ai, durant sa lecture, senti le poids réconfortant de ta main sur mon épaule. Comment pourrais-je ne pas reconnaître en toi cette propension à toujours te précipiter vers l'autre toutes les fois que tu en perçois l'appel triste et désespéré ? Comment ne pas sentir chez toi les malheureux stigmates qu'ont marqué au plus profond de ton coeur les départs précipités de tous ces chers visages que tu aimas tant et dont pourtant tu n'arrives toujours pas à te défaire?
Car il faut que tu saches que des commentaires pareils, il est très rare qu'on en reçoive. Tu es un coeur noble et à mes yeux tu demeureras à jamais un grand ami.
Merci de me lire. Amitiés. Slim.

lesprosesdeslim le dimanche 11 mars 2012, à 20:07
Chère Lola,
tu ne peux savoir combien tu as raison quand tu dénonces ces inattendus réveils de consciences à chaque fois qu'un égaré met subitement fin à sa vie!
Le plus dur, comme tu l'as bien stipulé, c'est que la compassion de tous ceux qui sont présents à l'oraison funèbre ne se limite qu'à ce court instant de présence et pas plus!La vie, n'est-ce pas, reprendra ses droits, vaille que vaille...
"Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers au loin les suivent,
comme des soleils révolus..."(Louis Aragon).
Merci pour ton gentil commentaire et à bientôt sur tes poèmes. Amitiés. Slim.

lesprosesdeslim le lundi 12 mars 2012, à 08:14
Chère Lilo,
c'est toujours un plaisir pour moi de lire tes commentaires. Ils sont authentiques et reflètent en peu de mots toute la teneur pourtant lourde de ce poème. Sans doute, ne l'aurais-je jamais souhaité aussi triste et pesant car dévoilant une face peu enviable de la nature humaine si je ne m'en sentais pas cet impérieux besoin de dénoncer ouvertement ce semblant de compassion activée sur commande dans le but de péréniser un humanisme de façade!
Chère Lilo, je te sens tellement proche de mes doutes et de mes craintes! C'est pour cela que de lire tes appréciations sur ma poésie me donne ce courage de relever à chaque fois ma pauvre tête et de me dire que peut être, demain, le soleil brillera de nouveau même sur la face hideuse de notre pauvre monde...Merci chère amie pour toute ton attention et tes gentils mots. Amicalement. Slim.

oliverjane1950 le lundi 12 mars 2012, à 08:16
----On peut ne pas être d'accord avec une personne qui sait se défendre mentalement mais quand elle est à terre il m'est difficile de ne pas la remettre sur pied. Dans la vie je parle peu. J'écoute. Je pense. Chacun doit pouvoir se débrouiller seul dans la vie de tous les jours, c'est mon avis. Mais je suis toujours
présent dans les moments pénibles d'une personne en désespoir...La vie est belle et mérite d'être vécue !
Pour aider les autres il faut être fort soi-même sans quoi cela fera un malheureux de plus. Amitiés Slim
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950

lesprosesdeslim le lundi 12 mars 2012, à 08:57
Mon cher Loïc,
ton beau commentaire est réellement d'actualité. Je n'aurais jamais cru que mon poème allait lever un coin de voile sur un phénomène de société pourtant extrèmement avéré. Il est si vrai, comme tu l'as démontré, que le plus souvent le malheur des autres nous interpelle moins pour son aspect dramatique et malheureusement toujours aux antipodes de l'entendement humain que parce que il nous rappelle avant tout que c'est à ce genre de dénouement malheureux qu'est prédestinée notre triste vie!...
En fait on refuse cette image que l'autre, dans un ultime et malheureux effort, tente de nous renvoyer. C'est, aprés tout, l'image de tout un chacun, une situation vécue par procuration au plus profond de notre chair...
"Le voyeurisme" me semble bien indiqué pour résumer ,comme tu l'as dit, tout cet état d'esprit...
"Tout ce que l'homme fût, de grand et de sublime,
sa protestation, ses chants et ses héros,
au dessus de ce corps, et contre ce bourreau,
à Grenade aujourd'hui surgit devant le crime,
et cette bouche absente! Et l'Orca qui s'est tue, emplissant tout à coup l'univers de silence, contre le violent tourne la violence,
Dieu! Le fracas que fait un poète qu'on tue!...
Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d'orange, un jour d'épaule nue, un jour de feuillages au front où les gens s'aimeront, un jour comme un oiseau sur la plus haute branche..."(Louis Aragon).
Cela a été un plaisir pour moi de lire ton commentaire.
Concernant le poème d'Imparfaitlibre "Quand je parle de toi" et le tien" Parallèle", il me vient une seule et belle image en tête, celle d'un grand baiser posé fébrilement sur cet endroit délicat du visage qui tient aussi bien de la joue que de la lèvre...Encore merci. Amicalement . Slim.

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