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La mère a découvert
à l'enfant souriant
dans le creux de ses bras
son sein
L'homme dort, noble et nu
sous un fin drap de lin
son souffle est pur et fort
...il rêve !
La nuit a étendu
son voile de silence
sur les mondes terrestres,
fragiles
La mer a vaguement
reflété dans ses lames
le glorieux firmament
si vaste
Un vaisseau de lumière
y vogue, au lointain
emporté par les flots :
la lune
L'éternité y vient
déposer doucement
sur la plage déserte
une aube
Le galop des chevaux
au sillage d'écume
répète à l'infini
l'écho...
fluide, grave et profond
de l'univers entier
où frémissent, fébriles,
nos âmes.
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