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Elle m'a appris
à joindre les mains,
(joindre,verbe si important,
et si proche de geindre)
pas les mains du bigot,
mais celles qui viennent du
jardin,les mains qu'on
joint pour que chacun
aie son jardin,
ces mains que tu m'appris
à laver correctement,
geste si anodin,les mains
de la patience de la tendresse
de la compréhension de la sagesse,
la main de fer pourtant ta main
dans son gant de velours,
pas la dureté ni la violence,
ni l'agressivité,
ta force tranquille et ton humanité éclatante,
ta bonté rayonnante,ta puis maintenant
ma naïveté,notre lien si unique,
tes yeux qui disent tout
de la passion des fleurs
et des oiseaux,
tes yeux qui disent tout
pourtant dans l'âge,la souffrance
et l'abnégation ereintés,
tes yeux de reine,tes
yeux de sainte,simplement le bleu
de ma grand-mère,le bleu
le plus parfait,
et tes caresses pour calmer ma
colère,aujourd'hui homme,qui me manquent
atrocement,tes
conseils simplement
ton aura;ta
présence,ton
rire de petite fille,
ce vide en moi,
je pense à toi
qui m'appris un jour
à joindre les mains.
pour Anna-Maria
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