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A vous mes amis de bon goût
Qui chaque fois faites en sorte
De ne pas rendre coup pour coup
Mais de prêter plutôt main-forte
Vous qui ne prêtez pas le flanc
A la rumeur plus que l'oreille
Qui ne rendez pas dent pour dent
Ni oeil pour oeil ni la pareille
A vous puisqu'il me faut à Dieu
Qui me l'a prêtée charitable
D'un violon mélodieux
Lui rendre l'âme inconsolable
A vous d'hier et d'aujourd'hui
A vous mes amis chers et tendres
Qui m'avez prêté de l'esprit
Permettez moi de vous le rendre.
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