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Quand bien même se fracassent les cieux,
Et qu'au loin se brisent les tempêtes,
Les doux aurores se mirent dans nos yeux,
Où chantent les ballets de mille fêtes,
Qui, nous surprenant, éclatent dans nos coeurs,
Dansent à s'en ébahir et nous étourdissent
A crier alentour que l'Amour est vainqueur
Et qu'aux Eternités les lendemains ne finissent
......
A cet instant où ton regard m'illumine et me rend belle,
La douceur de tes mains m'étreint subtilement.
Peut importe la douleur que nos coeurs recèlent,
Mon âme chavire dans un halo tourbillonnant.
Tu me chuchotes les ondes de ton coeur,
Au-delà de tes mots me porte ta tendresse,
Lorsque tes gestes apaisent mon ardeur,
Tu apprivoises mes étoiles et mon allégresse.
.....
Quand bien même s'éloignent les hivers,
Pour laisser place aux chants d'espoir,
Tout au creux de nos pudiques chimères,
Il est des mots si purs qu'ils laissent s'émouvoir
Les rêves ballotés au gré des souffles vagues
Quand l'océan au loin raconte au vent du soir
Ces histoires insensées qui bruissent en cascade
Pour mieux nous éblouir qu'en tendresse recevoir.
......
Dans les songes qui caressent les frimas,
je glisse dans ta nuit furtivement,
subjuguée par tes élans si délicats,
les courbes des collines se découvrant.
Si parfois mes contrastes se ternissent,
et que le vide me happe, retient moi.
si par bonheur nos combats s'unissent,
laissons nous porter au firmament.
Philip a écrit les quatrains accolés et Lola les séparés.
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