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Désespérances
Il n'y a plus que l'absence d'horizon, perte d'été.
Il n'y a plus que l'ardeur épuisée de trop d'apnée.
Et l'incendie du soleil qui fond sur la banquise.
Plus rien de tout ce qui était.
Pourtant, sûr, tout était né.
Rien qui ne meurt et ne passe.
Mouvement de l'immobilité des heures.
Même les plus courageux en ont peur.
Terrible contagion des fuyards
Qui se lévent et courent trop tard.
Je ne regarde plus la nuit,
ni le ciel au dessus qui luit,
ni l'accrochage des étoiles,
ni les mystérieuses étoles.
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