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Sous le chêne auprès du vieux moulin
Le cœur paisible, assise sur les fougères
Je compose de ma plume un vert chemin
En écoutant chanter, le rire de l'eau claire
Au soleil les ancolies inclinent leurs corolles
Et offrent aux blondes abeilles, l'ardent nectar
Enveloppant leurs robes d'une brise frivole
Tout n'est que douceur, calice d'encensoir
Sous cette félicité point besoin de prière
Ce miel venu du ciel voila mon doux hospice
Tout me semble bonheur au val solitaire
L'heure est au délice en cet instant propice
Brûlante de poésie, mon âme se recueille
Ainsi s'écoule tranquille le long fleuve d'or
Et moi, captive de la trame dorée, j'effeuille
Le souffle délicieux où l'aube prend l'essor
Ma muse éperdue d'une folle passion
puise en l'azur, la liqueur embrasée
Les mots de vénus imbibent ma raison
Je dépose mon trésor d'un écrit délié
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