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Dans le grenier poussiéreux de mon cœur
Un pâle bouquet de roses séchées, patiente
Abandonné au temps des cerises qui se meurt
Le bonheur sommeil, en lourd sanglots se lamentent
Abreuvant mes sillons, une libellule de velours
Belle comme l'aurore, de son charme me désarme
Son rayon délicieux mélancolise mes jours
Comme la source en secret, coulent mes larmes
Dans son écrin fragile le collier de ma mère
Egrène les souvenirs de ma douce jeunesse
La princesse s'est endormie, la graine à rejoint la terre
Et jamais le vent d'hiver ne pourra givrer sa noblesse
La grande valse d'automne et les feuillages d'or
Soulève dans mon âme des pétales de lumière
le rossignol a quitté le nid pour prendre l'essor
Mais caresse encore de son aile ma mémoire prisonnière
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