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La chaleur accablante écrase bois et champs
De blancs nuages indolents rêvassent dans les cieux
Blottis sous un tilleul je bois l'or du couchant
La douceur disperse, son bonheur délicieux
La rivière lumineuse ondoie dans son écrin
Son beau miroir accueil le baiser du soleil
Cette sève embrasée ébloui son chemin
Drapant la rive de ses écrits vermeils
L'enchantement me comble et me rassasie
Attentive à la douce mélopée des grillons
Telle une bergère je moissonne la douce harmonie
L'onde vibrante, m'entoure d'un doux frisson
Ô! douceur solennelle, Ô! soir sérénissime!
J'aime quand le pinceau pourpre des peupliers
esquissent un grand brasier au-dessus des cimes
Éternisant l'instant comme un chant béatifié
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