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** Et puis vous étiez là **

le samedi 31 mars 2012, à 18:56. Posté par André


“ Et puis vous étiez là! ”

J’étais tout guilleret glissant mes pieds à terre,
Mes yeux par la croisée, de mon petit logis,
Découvraient ce matin garnissant un parterre,
De multiples roses au parfum plus qu’exquis

Ce tableau naturel ainsi m’était offert,
Prélude d’un décor en mon cœur enfiévré,
L’emplissant d’un amour qu’il avait découvert,
Dans les yeux d’une fille un peu désemparée.

Nous étions tous les deux la veille de ce jour,
Traînassant notre ennui sur l’allée du village.
Elle flânait esseulée au clair du demi-jour,
Je me suis enhardi dans un doux abordage.

Permettez lui dis-je, d’oser vous accoster,
J’aimerai s’il vous plaît vous faire la conduite,
Échanger quelques mots, plus si affinité !
D’accord me répond-elle en écoutant la suite.

Nous devisâmes un peu de tout et quelques riens.
La nuit était tombée, de la voûte des cieux,
Quelques rais lumineux en ballet aérien,
Firent choir l’étoile qui suscita nos vœux.

Nos rires emmêlés nous firent découvrir
Qu’un seul et même vœu venait d’être exaucé.
C’est ainsi qu’en accord nous venions d’acquérir,
Le droit de nous revoir d’un désir espéré.

Et c’est gaillardement rempli d’un fol espoir,
Que ce joli matin me voit tant empressé.
Ne voulant surtout pas, en plein jour, décevoir
Son si joli minois qui m’a tant fait rêver.

Pressé, est bien le mot, j’arrivai le premier !
Sur un banc accueillant je m’assieds tout heureux,
Deux pigeons en amour, roucoulade au gosier,
M’offraient une aubade comme à des amoureux.

Bercé par ce concert et d’un bonheur serein
Un mirage se fit qui soudain me surprit.
J’entendis susurrer quelques mots incertains,
C’était ma chère élue qui doucement m’a dit.

Et puis vous étiez là, en ce si beau printemps
Quand je vous aperçu, j’ai su que c’était l’heure.
J’aurai aimé stopper les aiguilles du temps,
Me blottir dans vos bras, apprécier mon bonheur.

Mais vous étiez si beau, vous en souvenez-vous !
En chemisette bleue on aurait dit un ange.
Mon cœur à chaviré, maintenant je l’avoue,
Me suis sentie douce ainsi qu’une mésange

Sur notre banc de bois, nous étions très heureux.
Moi, je vous écoutais et buvais vos paroles,
Ne sachant plus lâcher ces instants savoureux.
Dieu que l’on se sent bien quand les deux cœurs s’affolent.

Les pigeons sont partis, l’aubade est bien finie,
Plus besoin de décor l’amour a triomphé.
Ils sont partis tous deux vers son petit logis,
La suite est leur secret, à vous de deviner…

(Duo) Loupy et André le 07/04/2009

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