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Souvent aux heures les plus chaudes de l'été
Quand vogue dans l'air la douceur éthérée
Je prends silencieuse le chemin des bois
En espérant découvrir une biche aux abois
J'écoute la cascade claire du ruisseau
Le clavecin allégorique des petits oiseaux
Perdue au milieu des ramures vermeilles
J'entrevois les dentelles d'or du coquin soleil
Au plus profond de moi, l'extase se fonde
Une vague roule et élargie son onde
L'harmonie dépose sur l'archet du vent
le frisson du bonheur, la joie des chants
Je rêve en admirant les mésanges
Boire dans le ciel le discours des anges
Mon âme cueille au coeur des ancolies
Le miel délicieux, soleil de la poésie
Une aube fabuleuse, fardée de couleurs
Vient prendre naissance au fond de mon coeur
Sa lumière est comme satin au berceau
Elle inonde de tendresse et enrichi d'émaux
La nature m'offre comme un livre ouvert
Des lisières d'or pour embellir mes vers
Et dans l'encrier bleu du mutin ruisseau
Ma petite plume noire devient un pinceau
Larose
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