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Une fenêtre sur la vie
Aurais-je la force de te parler
Je demande à dieu de me la donner.
Certes, je ne crois plus aux miracles
Mais je crois au bonheur d’une vie qui éclate,
Car une vie soutient une autre vie
Pour un être qui demande l’appui.
Ouvrir sa fenêtre à l’air pur,
Ecouter les chants d’amour sur l’azur,
Vivre une vie que l’on croit sans danger
Avec un enfant qui s’ouvre à la liberté.
De tes souffrances, de tes cruels combats
Qu’en reste-t-il, puisque la mort est là !
Une nuit, la flamme doucement s’est éteinte
Pour ton dernier soupir dans une profonde étreinte.
J’ai vu au petit matin les regards vides
Et les larmes qui coulaient sur des visages livides ;
L’enfant de l’existence que tu étais a coupé le cordon,
Tout est froideur comme le glaçon !
Maintenant, la fenêtre est fermée sur cette vie,
Dieu passe, il t’appelle pour le blanc paradis.
Nous ne te verrons plus sur cette terre,
Les vitres sont embuées sur l’horizon de lumière ;
Les jours et les nuits n’auront de fin
Nous ne te parlerons plus, car tu seras loin !
Et le visage d’un père et d’une mère de silence
Resteront à la fenêtre de l’absence.
Les roses sont les fleurs de l’amour
Mais elles saignent en nos cœurs ce jour.
Elles sont là languissantes et mortes,
Avec une âme que la mort emporte.
Adieu Didier, tu vas faire un beau rêve
Sur la route étoilée qui s’élève !
Dans le mutisme d’une maison qui cherchera ta voix,
Nous serons là en pensant souvent à toi ;
Mais là-bas, à la fenêtre, il y aura des cœurs
Qui pleureront à jamais leur immense douleur !
O mort, que ce mot si court est insondable et terrible
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