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D'un frôlement d'aile, la plume enlace l'apothéose
Farde sa parure dans le cœur mielleux d'une rose
Du dard vermeil s'écoule un long jet d'or
Un pollen poétique, s'embrasant comme l'aurore
Ô! lyre vespérale, Ô! muse inspiratrice
O! butin d'abeille débordant des chauds calices
Votre absinthe éthérée arrose mon âme
Dépose un liseré doré sur la soie de ma trame
De l'encrier de fine opaline, neige de blanches fleurs
Trésor d'encre romantique teinté de splendeurs
Un ange puise la beauté sur la robe soyeuse du vent
Et d'une plume de ses ailes, sculpte les diamants
La semence céleste ravive les secrets malheureux
Et refleurit l'eau d'une larme au bord de mes yeux
Infligeant à mon âme, l'angélique adagio
Et des coutures dorées pareil au morio
Une mésange bleue survole le fabuleux bocage
En effleurant de tendresse, les verts paysages
Il ne reste plus pour que naisse le sulfureux printemps
Que le souffle de volupté d'un oriental cheval persan
témoin assoiffée des beaux soirs vaporeux
J'entends le chant des anges résonner dans les cieux
Mes pensées s'enrichissent d'une fortune intérieure
Tant il pleure en moi de maux, de rêves et de fleurs
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