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Mes larmes coulent, en imaginant cette vilaine scène ;
Dans l’intense douleur de mettre au monde un bébé,
Une femme qui pleure, meurt de joie émerveillée par le premier cri du nouveau né ;
Cette histoire est une triste réalité,
Un jeune enseignant au Niger n’a trouvé qui décapité que sa mère,
Une vilaine photo qui montre le contraire du mérite,
Tête à terre, corps courbé et le sang qui jaillit comme d’un arrosoir,
C’est vilain et malheureux,
Qu’une mère, si tendre et chère, finisse dans le gouffre et la déception,
Pouvait-elle croire aux féticheurs, aux devins ou magiciens s’ils lui prédisaient ceci,
Mérite-t-elle cette tragique mort ?
Une mère qui :
Sans tenir compte de la souffrance conjugale et les mépris des maris,
Te porta d’un sperme à un embryon,
Au fond d’elle tu nageais tournant dans l’océan du fluide amniotique,
Te nourrissant à travers le cordon ombilical,
Te donna naissance en traversant l’enfer et l’accalmie sans se plaindre
Te Berça en dansant au rythme de tes cris insensés,
Qui te porta sur son dos sans arrières pensées,
Qui te lava les urines et les déchets jours et nuits,
Qui te donna le lait provenant de son corps et même à marcher c’est elle qui t’a appris,
Cette mère, ta mère !
Te souviens-tu de ton premier mot qui était maman,
Et tes phrases tordues qu’elle seule comprenait parce qu’elle trouvait la joie même sans rien manger,
Elle qui te préparait le petit déjeuner et t’habillait pour briller à l’école,
Frère enseignant,
Mérites-tu d’enseigner ?
Colère ou maladie, n’est-elle pas à épargner ?
Cette patiente et merveilleuse créature qui t’a élevé,
Ne mérite-t-elle pas plus que d’être décapitée ?
par Salif Tchiany le parcours du destin
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