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Monde de saute moutons
de noirs coquelicots
de mille soleils
de labours de neige
et d'azurs rosés :
Le ciel revu du ciel.
Pas vu de la terre.
Le premier permet de réinventer l'univers,
Le second place l'Homme à côté de l'enfer.
Et là où il l'a façonnée, tout semble prétexte
A la terre pour rappeler le Grand Architecte.
Le premier invente chaque seconde l'éternité,
Le second inscrit chacune dans l'hérédité.
La terre arrête le regard à ses quelques arpents.
Les océans du ciel éloignent les serpents.
Finalement, c'est dit,
Cueillette de boutons d'or
Je reste au chaud là-haut
Adieu, l’ici trop bas.
Je suis bien trop las :
La terre revue du ciel
La terre vue de la terre.
La première est comme une orange bleue.
La seconde liée par un lourd nuage à nœuds.
Et là où le vert persiste, on parle de l'enfer,
Quand au bleu, gris, il est mis déjà aux noirs fers.
La première est posé, belle boule de Noël.
La seconde explosée, houle au creux d'elle.
La terre est bien trop pleine de feux rouges.
Le ciel laisse respirer ces astres qui bougent.
Ventre à l'air,
Orteils au vent,
Enfin, je retrouve
dans l'azur l'amant
éperdu d'antan,
perdu dans le ciel,
pendu dans le miel.
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