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Une vague monstre
un monstre vague
crache des allumettes
comme des cacahuètes
et l'homme lutte
l'homme nu court
contre la pluie dérisoire
le temps indéfini
est infini et presse
il faut courir
il faut s'enfuir sans cesse
il faut lutter
il faut franchir le feu
il faut atteindre le sommet
du crâne vert de gris
aux yeux révulsés
aller plus haut
toujours plus haut
là où le renard mutin attend
pour un instant démesuré
de bonheur apprivoisé....
C'est la danse des mirages
le magicien est l'ami des nuages
voltiger dans le ciel pâle
fait rêver des milliers d'enfants
qui veulent en faire autant
un peuple de poupées
de nains, de jouets
et d'êtres mirifiques
se bouscule tout en bas
quelques uns s'évaporent
et habitent l'espace
féérique et pâle
comme un paradis layette.
(commentaire trés personnel d'un tableau de Marlène Mocquet)
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