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Je traînasse sur la terre
Je traînasse sur la terre
Sans connaître ce continent
Cogné souvent par la mer
Qui substitue le présent
Et l’avenir en spectre,
Dans lequel, le cœur palpite,
L’âme s’éteint dans l’être
Perdu au ciel sans limites.
Par les bris des pensées
Je tente souvent d’étouffer
Cette curiosité insensée
Qui s’étend en méfaits,
Sans me laisser saisir
Que je demeure la victime
De mes perpétuels désirs.
Je bourlingue entre la cime
Et l’abime sans trouver
La voie, qui mène droit
À la quiétude sans prouver
À quiconque, que du toit
Qui nous protège tous,
Se fuse la clarté et la chaleur
Échauffant nos masses
D’argile avec douceur.
Dad Allaoua
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