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Les mots éblouissants affluaient comme écume
Au temps ou s’écrivait à l’encre d’une plume
Les plus tendres amours sur rouge ou bleu cahiers
Fait de beaux déliés en lettres d’écoliers
Sous un chêne en avril à l’ombre mordorée
L’adolescent couchait ses plus nobles pensées
Calligraphie en vers, poème romantique
Dans le cœur du galant un parfum de colchique
Le secret de l'amour et des premiers émois
Le satin comme un rêve au berceau des sous-bois
Réminiscence bleue, effluve violettes
Bonheur du premier mai et sa blanche clochette
Pétales rose et blanc, soleil de faïence
Le miel coulait à flot du calice de l’enfance
Et si l’amour faisait la belle apparition
Hélas, les jours jouaient une autre partition
Car comme fuit ruisseau au dévers du vallon
Rien ne peut retenir la course des saisons
Que reste-t-il un jour, du bonheur de l'enfance
Sinon, une lueur au ciel des souvenances
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