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MA PLUME ENDORMIE
Le ridicule, dit-on, n'a jamais tué personne,
Ma plume s'est fourvoyée en écrivant pour toi,
Mais tu l'a réveillée, alors, je te pardonne,
La mignonne était bien trop endormie pour moi.
J'ai déjà eu l'audace de m'opiniâtrer
Pour un joli quatrain, un semblant de sonnet,
Quand ma plume ravie devenait assidue
Pour deux beaux yeux croisés au détour d'une rue.
Je la laisserai donc s'égarer sans remords,
Même sans un merci, tant pis si tu as tort
De fuir la vérité, de te croire le plus fort.
Tu vois, j'ai fait le vide, je te savais ingrat,
Mais elle, sans barguigner, a su dicter mon choix,
Et revivre en privé nos plus charmants ébats.
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