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" Petite fleur jolie ",
Beauté de la prairie,
La main qui t’a cueillie,
Pour son propre plaisir,
Sans jamais réfléchir,
Que tu vivais ta vie,
Ou cœur de la prairie,
Unie à tes fleurs amies,
Pâquerettes et pissenlits.
Cette main irréfléchie,
Te serrant avec énergie,
Par son hyperthermie,
Finira par t’évanouir,
Ma mie, oui ma jolie !
Tu transpires et tu cries !
Tu es en train de périr,
Sa sueur t’a démunie,
C’est horrible, tu t’asphyxie !
Personne ne te voit souffrir,
Déshydratée, dans ton agonie.
Hélas ! tu as tout accompli,
Se comblant de plaisir,
C’est à toi qu’elle sacrifie,
Pour t’offrir à ses amies,
Et garder le beau souvenir,
De sa balade en prairie.
Ne t'en fais pas ma jolie !
Je te laisserais vieillir,
Jusqu’à que tu sois flétrie,
Dans ta verte prairie.
Par des photographies,
Ou sur ma tapisserie,
Allongée sur mon lit,
Avant de m'endormir,
J’aurais le grand plaisir,
D’admirer ton harmonie,
Tes nuances à ma vie,
Donnent gaieté infinie.
Mon âme sera ravie,
De te savoir en prairie,
Jusqu’à la fin de ta vie,
" Petite fleur jolie "
Beauté de mon plaisir,
Je t'aime à la folie.
Paquita
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