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Le vent m’a dit
Le vent m’a dit petit,
Ecoute-moi chanter
Du matin jusqu’au soir,
Aux sommets des grands pins,
Tout en haut des futaies,
Je chante mon bonheur
D’être libre d’aimer
L’immensité boisée,
Mers montagnes vallées
Petits nuages blancs.
Puis il m’a dit ceci :
Parfois je suis odieux,
Même sans le vouloir,
Surtout sans le savoir.
Si rien ne me retient
Une rage infinie
Et jamais contrôlée
M’envahit malgré moi;
Je deviens monstrueux
Et redouté de tous.
Les jours suivent les nuits
Sans me voir affaibli
Je casse et je détruis,
Mon passage est marqué
De ruines, de malheurs,
Puis je me calme enfin
Sans même le savoir
Pas plus que le vouloir.
Ma folie est passée
Jusqu’au prochain excès.
A l’heure des bilans
J’ai bien honte de moi
Ce qui est fait est fait :
Des forestiers floués
A l’avenir défait,
Toitures arrachées
Qui ne protègent plus,
Confiance évaporée
Pas prête à revenir
Et tant et tant et tant.
Getoulous
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=getoulous
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