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texteDELIRIUM TRES MINCE.
Raviné de connerie
Emises par l’info intox,
Egaré de rêveries
Je me déride au Botox.
Soulé de vaines promesses
De politicards vautours,
J’y laisse la peau des fesses,
Je trinque au jour le jour.
Beurré comme un ¨petit Lu¨
Dégraissé par ses patrons
Je me sens exclus
De l’ivresse du pognon.
Je me mets à la picole
De verr’s pleins de poésie.
Noirci par des fantoches
Au suffrage de l’ambigu,
Dans la nuit, je me torche
Aux flammes de l’alcool absolu.
Abruti de mensonges,
De rumeurs pathétiques
Je me noie dans les songes
De vapeurs éthyliques.
Blindé comme un cuirassier
Surarmé de bitures,
J’affronte les tous derniers
Moments de vraie culture.
Bourré de sales idées
De paix et de justice,
J’hurle comme un condamné
Aux tortures de l’injustice.
Ah, pouvoir se pocharder
Au pochoir du grand oubli
D’un destin alambiqué
Dans les dédales de l’ennui.
C’est rendre tous les poivrots
A l’idéal le plus con,
A finir tous alcoolos
L’esprit rongé de bourbon.
Soulé de bonnes paroles
Aux glaçons des faux dévots,
Je prie le dieu de l’alcool
Pour sauver mon âme de l’eau.
Si le peuple était pinté
De bon matin jusqu’au soir,
Aisé serait de contrôler
Le chaos du désespoir.
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